interview

Qui est M. Palmisano ?

M. Palmisano a commencé le développement web en autodidacte, avant de suivre une formation au CF2M. Il passait beaucoup de temps sur l’ordinateur, notamment à jouer et à modder des jeux, ce qui a contribué à développer son intérêt pour l’informatique. br Son choix pour le web développement s’est fait à la suite de la formation Aventure Digitale, qui lui a permis de découvrir plusieurs métiers liés au digital (comme technicien, designer, etc.). C’est dans ce cadre qu’il s’est orienté vers le développement web, attiré par l’aspect créatif du métier et avec une préférence marquée pour les fonctionnalités et le backend.

Experience :

Après la fin de sa formation au CF2M, son premier projet concret a été son engagement au CF2M en tant que formateur. Cette expérience lui a permis de comprendre que savoir-faire ne signifie pas forcément savoir expliquer. Il a dû apprendre à mieux gérer son temps, à structurer son travail et à s’adapter. À ses débuts, son principal défi était son perfectionnisme, qui ralentissait son rythme de travail. Il a dû apprendre à s’adapter à l’environnement professionnel. Concernant les blocages techniques, il estime qu’ils se surmontent par la pratique et par une meilleure compréhension logique des problèmes, parfois en les visualisant différemment pour mieux orienter la solution et en réalisant que les idées imaginées ne correspondent pas toujours à ce qui est réellement réalisable techniquement. Il évolue dans le web développement depuis environ 4 ans et demi. Son parcours comprend une formation au CF2M, 4,5 années en tant que formateur après quoi il a suivi une autre formation orientée vers l’intelligence artificielle. Pour ce qui est d’une journée type lors de sa période de travail au CF2M, lors d’une journée avec cours, il préparait la matière en fonction du niveau des élèves, recherchait de la documentation, mettait à jour et réécrivait les contenus, puis préparait des exercices. Les journées sans cours étaient consacrées à la pratique personnelle, Concernant la rémunération, il a commencé autour de 1 750 € avant le Covid, puis est passé à environ 2 100 € vers la fin de son travail au CF2M. Parmi ses projets, on peut citer Magic avec Mageeb et ces autres collègues ainsi que l’intranet du CF2M.

Sa personalité

Il ressent un réel plaisir dans la programmation, en particulier lorsqu’un problème est résolu. Ce qu’il apprécie le plus dans le métier dépend fortement de l’environnement de travail, mais il est davantage motivé par le fait de programmer que par la participation à des réunions. Ce qui le pousse à continuer d’apprendre est le potentiel offert par les technologies. Son plus grand défi technique a été de modifier un logiciel firmware en langage C, sans connaître ce langage au préalable. Pour ce qui est de son dernier post, il estime avoir entretenu de bonnes relations avec ses collègues et garde un excellent souvenir de son environnement de travail. Il observe qu’en web développement, les technologies évoluent tous les 3 à 4 ans, principalement du côté des Framework, tandis que les bases (langages de base « HTML, CSS & JS », bases de données, langage C) changent peu. Il voit son avenir comme incertain, mais reste ouvert à une mobilité internationale, même s’il privilégie actuellement la proximité avec sa famille. Les difficultés rencontrées au quotidien sont surtout liées aux erreurs de programmation et à la nécessité de conserver une bonne organisation, surtout lorsqu’il travaille seul. L’IA facilite la résolution de certains problèmes, mais il insiste sur l’importance de rester critique face à ses résultats. Sa principale source de stress reste l’approche des deadlines. Pour y faire face, il recommande de prévoir plus de temps que nécessaire, d’éviter de commencer en retard et d’accepter un résultat correct plutôt que de chercher à perfectionner une partie du site alors qu’une autre n’est même pas encore fonctionnelle, surtout s’il manque du temps. Parmi les problèmes techniques les plus frustrants, il cite les situations où une idée semble réalisable au départ mais ne l’est pas en pratique, obligeant à revoir toute l’approche, ainsi que les erreurs logiques, lorsque le code fonctionne sans produire le résultat attendu ce qui oblige à reparcourir tout le code. Il a déjà abandonné certains projets personnels car c’était dans un but éducatif et d’entrainement, mais essaie toujours d’atteindre au minimum un prototype fonctionnel.

Actualité :

Aujourd’hui, il pratique moins le web développement intensif, mais travaille surtout en vanilla (HTML, CSS, JavaScript), Si non il conseille React, Vue.js et Angular pour le frontend et en backend, il utilise MongoDB, PHP et Laravel, Le Framework qu’il utilise le plus est React, notamment pour le Virtual DOM et les performances qu’il offre. Le Virtual DOM est une technologie/fonctionnalité qu’on trouve dans les Framework et bibliothèques de JS comme React, Vue.js, Inferno, etc. Cette fonctionnalité permet, lors de changement de quelque chose dans l’interface, de ne pas devoir recharger toute la page. Ce qu’il fait c’est qu’il applique la modification sur une version virtuelle du site (le DOM Virtuelle) et puis il compare les deux version, virtuelle et réel, pour voir quelle partie a vraiment changé pour mettre à jour que cette partie. Il utilise l’intelligence artificielle, mais pas de manière systématique. Il est favorable à son utilisation à condition qu’elle reste raisonnée, car il s’agit d’un outil permettant de gagner du temps. Selon lui, l’IA ne remplacera pas totalement les développeurs, mais elle réduira le nombre de personne nécessaire pour un projet car elle augmente la productivité des développeurs.

Conseille

Il conseille aux futurs développeurs de s’adapter, de tester, de programmer régulièrement, de rester à jour technologiquement et d’utiliser les outils modernes, exemple les IA, sans en devenir dépendants. Pour progresser efficacement, il recommande CodeWars pour l’algorithmique, MDN pour le CSS, l’IA avec modération et de faire de l’exercice allant des petits exercices, pour tester une fonction, vers de plus gros projet. Enfin, s’il avait la possibilité de retourner en arrière dans le temps, il ne changerait pas fondamentalement son parcours, mais lancerait probablement un projet d’entreprise en parallèle de son parcours professionnel, afin de développer une initiative personnelle en même temps que son évolution dans le web développement.